LBD 40, équipement défaillant, violences policières : un haut-fonctionnaire répond aux polémiques

Parti pour durer, le mouvement Gilets Jaunes est entaché de diverses polémiques dont certaines touchent les forces de l’ordre. Face à ce phénomène, un haut-responsable nous a contacté et à répondu aux polémiques.

Alors que le mouvement Gilets Jaunes se dirige vraisemblablement vers un onzième acte, des polémiques sur les violences des deux camps continuent d’apparaître. Dernièrement, Christophe Castaner annonçait que les forces de l’ordre qui utilisent des LBD seraient équipées de caméra piétons afin d’appréhender les contextes des tirs.

Parallèlement, Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unite SGP-FO déclarait qu’il existait un réel problème de formation chez les agents qui utilisaient les LBD durant le mouvement Gilets Jaunes, qui pourrait, entre-autre, expliquer les nombreux blessés.

Un avis qui n’est pas forcément partagé à la police nationale.

« Quand on vous rabâche pendant 1h les règles, ça suffit »

D’après notre contact, et contrairement à ce qu’affirme Yves Lefebvre, il est « techniquement impossible que les personnes qui utilisent le LBD manquent de formation. Et pour cause, nous n’avons pas accès à cette arme ». Il n’y aurait donc que les agents des CRS, des compagnies d’intervention (CSI, CDI et sections d’intervention) ainsi que des brigades anti-criminalités (BAC) qui auraient l’habilitation à utiliser les LBD.

Revenant sur cette formation reçue, notre informateur affirme qu’elle est largement suffisante pour savoir se servir du LBD. Elle se compose d’abord d’une partie théorique de 3h où il est question des règles d’utilisation comme savoir que l’arme « est effective de telle à telle distance, qu’il faut viser le torse, bras ou jambes ainsi que tout le contexte d’utilisation. Quand on vous rabâche ça pendant 1h, ça suffit pour comprendre. »

Il y a aussi une partie plus technique qui porte sur l’analyse de l’arme. « Ici une détente, là une sécurité, que l’arme est monocoup. On discute aussi et on apprend qu’il vaut mieux emporter des piles supplémentaires car les batteries se déchargent vite » confie notre informateur.

Plus tard, le fonctionnaire revient aussi sur la partie pratique qui se déroule en stand de tir. 5 cartouches sont à tirer en cas de premières demandes, 3 pour un renouvellement. 

« Ca peut paraître peu mais c’est une arme pas compliquée. On lui mettrait dans les mains qu’un gamin de 10 saurait l’utiliser. »

Un agent des forces de l’ordre

Les tirs sur un cible statique s’enchaînent dans plusieurs positions. Le tireur peut alors se voir refuser son habilitation pour plusieurs raisons. « Si on vous dit de toucher le torse et que vous touchez la tête, faute éliminatoire. Si vous manquez la cible, éliminatoire. Et une faute de sécurité type vous pointez votre arme sur un coéquipier, éliminatoire.« 

Le fonctionnaire ne nie pas qu’il a eu des violences policières. Violences qui seront punies car les auteurs sont « identifiés, des enquêtes sont en cours et déboucheront sur des sanctions administratives et judiciaires. »

« Monsieur Lefebvre est dans son rôle »

Pour autant, d’après lui, on ne peut pas non plus retirer le LBD car il est la seule alternative à l’arme de poing. En somme, les forces de l’ordre sont dotés d’armes de contact et d’armes de poing. Le LBD est une arme intermédiaire qui permet de garder une distance de sécurité tout en ayant une létalité réduite (ce qui n’empêche pas les blessures graves).

Dans son interview, Yves Lefebvre revenait aussi sur l’équipement que recevaient, ou ne recevaient pas, les forces de l’ordre mobilisées sur les manifestations des Gilets Jaunes. Ainsi, plusieurs agents auraient été contraints de s’équiper en équipement bon marché dans des magasins de sports. Mais là encore, la raison serait purement pratique.

Il y a des agents de la BAC qui font de l’interpellation. il ne peuvent pas courir de la même façon avec les jambières qui montent aux genoux des CRS. D’où le fait qu’ils achètent des protège-tibias de foot.

Mais le fonctionnaire ne semble pas nourrir de rancoeur à l’encontre d’Yves Lefebvre. Il explique que ce dernier est « dans son rôle. Et que s’il arrive à obtenir du meilleur équipement pour les agents, ce ne sera que mieux. »

Enfin, l’agent contacté confirme que des HKG36 sont bien présents dans les manifestations Gilets Jaunes. Des armes létales mais qui n’ont pas pour but d’être utilisée contre les manifestants. « Il ne faut pas oublier que nous sommes dans des périodes troubles liées au terrorisme. Et tout le monde sera bien content si, en cas d’attaque, on a des agents qui peuvent les défendre. Car on a tendance à l’oublier mais notre première mission, c’est de défendre.« 

2 commentaires sur LBD 40, équipement défaillant, violences policières : un haut-fonctionnaire répond aux polémiques

  1. Dommage Monsieur, mais témoin au cours de divers samedis à Paris, on a beaucoup de mal à vous croire. D’ailleurs les forces de l’ordre m’inspirent aujourd’hui plus de méfiance que sécurité. Il suffit de visionner les différentes vidéos de blogs opposants, les seuls qui osent montrer les faits réels. L’informateur n’a vu et écouté que les medias mainstream ou s’y conforme.

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