Le bon coup du jour : le premier cryptocafé ouvre ses portes à Montréal

Le premier cryptocafé du monde a ouvert ses portes au Canada, au  3449 Boulevrad Saint-Laurent à Montréal. Ce café dispose d’une arrière salle remplie de serveurs qui minent des crypto. Chaque client est ainsi libre de prendre part aux opérations en achetant du matériel.

via GIPHY

On ne compte plus les initiatives, les bonnes et les moins bonnes, qui voient le jour avec la démocratisation des cryptomonnaies. Mais il semblerait que cette fois, Jonathan Duguay et Rod Leider, copropriétaires du premier cryptocafé du Canada, aient senti le bon coup.

Faire découvrir la cryptomonnaie et développer une ferme de minage

De prime abord, rien d’exceptionnel, il s’agit d’un café comme les autres. Mais la partie intéressante est en arrière salle. S’y trouvent des dizaines et des dizaines de serveurs informatiques qui résolvent des calculs complexes et minent des cryptomonnaies.

Les clients qui s’y rendent ont alors la possibilité d’acheter leur propre carte graphique (500$ l’unité) et de la faire installer sur les machines. La suite est simple : ces clients recevront des cryptomonnaies qu’ils pourront échanger contre de l’argent canadien.

Pour Jonathan Duguay, ex-militaire et copropriétaire, « le but est d’accueillir monsieur, madame Tout-le-monde et de leur montrer ce qu’est la cryptomonnaie et le minage ». Mais les deux compères ne comptent pas s’arrêter à ces seules activités.

On va aussi organiser des ateliers d’apprentissage. Des professionnels de la technologie vont venir parler. Alors, que tu aies 75 ans ou que tu aies 18 ans, tu peux venir assister à ces ateliers gratuits.

Jonathan Duguay, copropriétaire du cryptocafé

Une initiative qui arrive dans un climat hostile

Nous n’avons eu de cesse de vous parler du climat hostile aux cryptomonnaies qui régnait du côté du Québec. En somme, la province fait partie des régions du monde qui accueille le plus d’entreprises de minage de cryptomonnaies. Et pour cause, le coût de l’électricité y est très faible.

Pour autant, ces activités sont plutôt mal-vues du côtés des fournisseurs d’électricité mais aussi du côtés des institutions publiques. Après avoir interdit temporairement toute nouvelle arrivée d’entreprise de ce type, le gouvernement a finalement pris la décision de faire payer une « taxe électricité » à ces entreprises de minage.

Par ailleurs, les Etats-Unis et le Canada restent très méfiants vis-à-vis des cryptomonnaies. Depuis avril 2018, plus d’une centaine d’ICO ont ainsi été étudiées par l’Association nord-américaine des autorités en valeurs immobilières. Cette dernière a aussi ouvert 70 demandes d’informations et enquêtes et 35 actions en justice à l’encontre d’ICO.

Mais même si le responsable du programme précisait que toutes les ICO n’étaient pas frauduleuse, on comprend bien le contexte tendu dans lequel ce cryptocafé va tenter de ce développer. Et nul doute que son cas risque d’être étudié du fait de la facilité d’accès aux cryptomonnaies qu’il propose. 

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Lire les articles précédents :
La semaine de 4 jours va-t-elle aussi toucher les entreprises ?

L'entreprise néo-zélandaise Perpetual Guardian a expérimenté la semaine de travail à quatre jours tout en payant ses salariés sur cinq...

Fermer