Le chef d’entreprise braque un camion blindé, il déclare être assailli par le fisc

Saïd Tayakout s’est rendu coupable d’avoir mener plusieurs attaques contre des fourgons blindés en région Auvergne-Rhône-Alpes. Présenté à la barre, le chef d’entreprise explique avoir été obligé de commettre ces actes car il subissait la pression du fisc.

Le braquage date du 27 avril 2000. A l’époque, Saïd Tayakout, la cinquantaine et originaire de Saint-Etienne, prend d’assaut, avec l’aide de deux complices, un fourgon blindé à Grenoble. Un convoyeur est tué et les trois assaillants parviennent à prendre la fuite avec 11 millions de francs.

En 2006, la police parvient à identifier les trois braqueurs après avoir profité des progrès de la science pour analyser une perruque laissée sur les lieux. Saïd Tayakout est finalement rattrapé en 2017. Passé devant le juge ce mardi 22 janvier 2019, celui est chef d’entreprise a donné une drôle d’explication à son geste.

« Si je n’avais pas eu ce contrôle fiscal… »

Spécialiste police-justice au Progrès, Richard Schittly était présent au tribunal lors du passage à la barre de Saïd Tayakout. C’est alors qu’on comprend que l’homme est gérant de plusieurs sociétés basées à Saint-Etienne. Devant la présidente, il parle de « dette, comptabilité, licenciements, difficultés de sa brasserie avec cours de tennis, comme celles de sa fabrique de piscines, ou de sa crèmerie La Liberté. »

Avant d’évoquer son passage à l’acte motivé par un important redressement fiscal de 300 000€ qui touche son entreprise de primeur. « Si je n’avais pas eu cette histoire de contrôle discal, jamais je ne serais retombé au placard » explique-t-il. Il reconnait finalement un braquage. Celui manqué sur un autre fourgon blindé à Saint-Jean-Bonnefonds, dans la Loire, le 6 octobre 2014. 

Mais pas celui à Grenoble. De leur côté, son premier compère retrouvé en possession de plusieurs maques souples ressemblant à ceux utiliser dans les braquages évoque un commerce en Chine. Quant à ses recherches sur les moyens d’ouvrir des portes blindés ?

Le second, qui compte 23 mentions au casier judiciaire dont 15 ans pour braquage, explique s’être retrouvé à la rue avant de dériver. 

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