Le milieu du sport, nouvel eldorado des cryptomonnaies

Sponsoring, naming ou encore salaires des athlètes, les crypto-monnaies font une entrée remarquée dans le monde du sport. 

Le monde du sport ne pourra plus rester très longtemps étranger au développement des crypto-monnaies. De plus en plus d’initiatives destinées aux sportifs ou aux amateurs voient le jour. 

Silvana Lima, surfeuse rejetée par les sponsors traditionnels, signe avec Kore

L’histoire de Silvana Lima aurait pu être belle. La brésilienne grimpe sur sa première planche à 7 ans, avec les garçons. Et les premiers résultats suivent. A 30 ans (elle en a 33), elle a reçu huit fois le titre de meilleure surfeuse du Brésil, avec une place de vice-championne du monde en 2009.

Seulement, comme elle le confesse, les sponsors la fuit car « elle ne ressemble pas à un mannequin« . Une bien mauvaise opération pour les partenaires traditionnels puisqu’elle devient en avril 2018, la première athlète du monde à être sponsorisée par une crypto-monnaie : le Kore Coin. Kore possède une identité visuelle fortement attachée à la « culture d’amour et de liberté des surfeurs« . 

Les salaires des sportifs versés en crypto-monnaie

Mais Silvana n’est pas la seule athlète à bénéficier de ces contrats d’un nouveau genre. D’autres sportifs sont aussi séduits par l’idée de la cryptomonnaie mais aussi par la technologie blockchain qui permet de réduire le nombre d’intermédiaires et de verrouiller les contrats.

Ainsi, le premier sportif de l’histoire a avoir été payé en crypto-monnaie est Nikolaj Rosenthal. Le danois est le meilleur joueur de hockey du club de hockey sur glace Rungsted Seier Capital au Danemark. Son contrat dont le montant est bien gardé, s’étale sur trois ans. Le club fait aussi savoir que si d’autres joueurs souhaitent lui emboîter le pas, une protection en cas de chute du Bitcoin leur est accordée. 

De même, le patineur de vitesse canadien Ted-Jan Bloemen, qui a notamment participé aux Jeux Olympiques d’hiver de Pyeongchang était sponsorisé par ONG Social et Ceek VR, deux entreprises qui utilisent les monnaies virtuelles. Là encore, à la différence du principe même de transparence des cryptomonnaies, le montant du contrat n’a pas été rendu public. Ce qui n’empêcha pas Ted-Jan de remporté une médaille d’or et une médaille d’argent lors de la compétition.

Naming de stades et partenariats sportifs 

Evoquée plus haut, l’entreprise qui a fait signer un tel contrat au hockeyeur Nikolaj Rosenthal ne s’est pas contentée des joueurs. Elle a aussi signé un contrat de naming qui concerne le stade de l’équipe. Le danois Niklas Nikolajsen, patron de Bitcoin Suisse a décidé de nommer l’enceinte la « Bitcoin Arena » après que la Saxo-bank ait mis fin à son contrat. 

Comme nous le rapportions en mars dernier, les équipes sportives professionnelles surfent sur la « vague Bitcoin ». Plusieurs formations de basket permettent des paiements en crypto. Récemment, c’est l’équipe de football d’Arsenal qui a noué un partenariat avec le CashBet Coin. CashBet étant l’une des plus importantes plateformes de jeux en ligne du monde. Un deal gagnant-gagnant puisqu’Arsenal apparaît sur les produits CashBet quand la cryptomonnaie obtiendra de la visibilité télévisuelle.

Le e-sport n’est pas en reste !

Apparu dans les médias presque aussi soudainement que les crypto-monnaies, l’e-sport va aussi pouvoir compter sur sa propre monnaie virtuelle avec le BestMeta Token. Présenté par Toby Dawson, célèbre joueur plus connu sous le pseudo « Tobywam », cette monnaie vise à redonner le pouvoir aux joueurs, aux fans et aux amateurs. 

Amy Yu, le PDG de Best Meta, explique qu’au même titre que les sports traditionnels, l’e-sport commence peu à peu à succomber aux sirènes et aux dollars des grandes entreprises qui ont « tendance à brider, avec l’accord des diffuseurs, la créativité des producteurs de contenus en produisant nombres de normes.« 

Si les partenariats se multiplient dans le milieu du sport, reste la question de l’image. Ainsi, comment le monde de l’e-sport, qui est encore tout jeune, va réagir si la valeur de la monnaie associée dégringole ? La question est la même concernant les autres activités. 

En 2014, l’équipe italienne de football du Chievo Vérone était sponsorisée par Jetcoin. Seulement, la crypto-monnaie s’échange actuellement à seulement 25% du prix auquel elle était vendue lors de l’ICO. Des résultats en corrélation avec les résultats sportifs de l’équipe qui vit des saisons en dents de scie, avec une descente en deuxième division en 2007 et qui bataille dans le ventre-mou de la première division depuis. 

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