Le point sur la réforme des retraites… Ce qu’on sait déjà ! 3° partie. Suite et fin.

Le président présentera au parlement à l’été 2019, « sa » grande réforme du système des retraites, avec un objectif : équité et simplicité. Lisez aussi : 1ère partie. et 2° partie.

Et pour les professions libérales ?

Elle compte deux régimes. Une retraite de base, la CNAVPL ou Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des professions libérales et une retraite complémentaire obligatoire gérée par la caisse de retraite complémentaire (10 sections professionnelles). Le champ de la Cipav, Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse, est largement réformé depuis janvier 2018. Elle est historiquement la caisse des architectes, géomètres-experts et ingénieurs-conseils, mais on la qualifie de « section balai » car tous les libéraux ne relevant pas d’une autre section y étaient jusqu’ici affiliés. , elle a été largement rétrécie, d’environ 400 professions à une vingtaine.

Parmi les professions qui demeurent dans le périmètre de la Cipav figurent notamment les psychothérapeutes, psychologues, ergothérapeutes, ostéopathes, chiropracteurs, diététiciens, experts automobiles, architectes, économistes de la construction, géomètres, ingénieurs-conseils, artistes non artistes-auteurs, guides conférenciers, moniteurs de ski, guides de haute montagne.

Les autres professions relevant jusqu’ici de la Cipav (consultant, coach, professeur de yoga, rédacteur, arbitre de bridge, etc.) passent dans le champ de compétence de la Sécurité sociale des indépendants, l’ex-RSI, qui sera progressivement absorbé par le régime général d’ici à 2020. 

Connaitra-t-on en avance le montant de sa future retraite ?

En théorie la réforme devrait permettre une meilleure lisibilité pour les assurés. En pratique, les paramètres tels que la valeur d’un point pour le régime à points ou celle du coefficient de conversion pour le système de comptes notionnels (en fonction de la technique de calcul retenue) devraient varier au fil du temps.

Il sera donc hasardeux d’estimer avec précision le montant de sa pension de retraite.

Quid des pensions de réversion ?

Ces pensions sont versées à 4,4 millions de bénéficiaires, dont 87% de femmes. Elles représentent un montant total de 36 milliards d’euros. Elles s’établissent en moyenne à 642 euros pour les femmes et 304 euros pour les hommes.

On comprend l’inquiétude face à un possible changement du système, mais le président de la République a tenu à rassurer les retraités et futurs retraités :

« Il n’est pas question de supprimer les pensions de réversion pour les futurs retraités, qui bénéficieront des mêmes prestations pour chaque euro cotisé. Aucun bénéficiaire actuel ne verra sa pension de réversion diminuer ne serait-ce que d’un centime ».

Des modifications sur les droits familiaux ?

Avoir un ou plusieurs enfants ouvre des droits à une majoration de trimestres pour sa retraite. Les mères reçoivent 4 trimestres par enfant au titre de la maternité et 4 trimestres supplémentaires peuvent être partagés entre le père et la mère. Une personne qui a eu 3 enfants voit sa pension majorée de 10%.

Tous ces avantages font l’objet d’une étude comme l’a précisé Jean-Paul Delevoye :

« Nous allons en tout cas poser toutes les questions qu’ils soulèvent ».

Les arbitrages seront connus à la fin de l’année.

Les régimes de retraite fusionnent et pénalisent !

Au 1er janvier 2019, l’Agirc et l’Arrco fusionneront pour donner une meilleure solidité financière et une plus grande lisibilité à ce régime de retraite géré à parité par les représentants patronaux et syndicaux. Cette fusion impliquera des efforts de la part des salariés. Les salariés nés à partir de 1957 et qui remplissent les conditions de cotisation se verront appliquer un malus de 10% sur leur retraite complémentaire pendant 3 ans (jusqu’à 67 ans maximum) avant que celle-ci ne leur soit versée à taux plein. L’idée est d’inciter les salariés à partir plus tard à la retraite pour réduire le déficit du régime.

Qui seront les perdants de la réforme ?

C’est la question que se posent tous les Français. Une étude menée par la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (IFRAP) estime que les fonctionnaires vont perdre en moyenne 179 euros par mois, leurs pensions de retraite étant alignées sur celles des salariés du secteur privé. D’autres études comme celle du Conseil d’orientation des retraites (COR) expliquent au contraire que l’alignement des régimes pourrait bénéficier à plus de la moitié des fonctionnaires. 

Rendez-vous l’été prochain…

1 commentaire sur Le point sur la réforme des retraites… Ce qu’on sait déjà ! 3° partie. Suite et fin.

  1. Les retraites des fonctionnaires et assimilés sont calculées sur le salaire de base uniquement, donc, hors primes et indemnités qui peuvent représenter 35% du salaire mensuel… La retraite versée représente donc 65 % du salaire de base,
    Exemple : pour un salaire mensuel de 1000 € la retraite versée est calculée sur une base égale à 65% de 650 € soit 422,50 € moins la CSG-CRDS non récupérable…
    Merci l’Etat, seul patron en France qui ne veut pas intégrer et cotiser sur les primes et indemnités pour ses employés dans le montant des retraites…

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