Législatives partielles: En Marche arrière pour Macron

Aux législatives partielles de Belfort et du Val-d’Oise, En Marche s’essuie deux revers électoraux. Pour Emmanuel Macron, les avertissements se multiplient, venus du « terrain », pour remettre en cause une logique bien huilée dans les medias.  

Le week-end n’a pas été excellent pour Emmanuel Macron! Après une manifestation nationaliste à Ajaccio, son parti a subi deux défaites électorales lors de législatives partielles. L’une avait lieu à Belfort, où le candidat républicain a remporté le morceau avec 60% des voix. L’autre dans le Val d’Oise, où la victoire des républicains est plus ténue (51,5% des voix). Parallèlement, Laurent Berger, au nom de la CFDT, a parlé de « grosse erreur de méthode » à propos du projet de réforme de l’État. 

Les signaux négatifs se multiplient donc pour Emmanuel Macron, dont la vision stratégique à long terme semble désormais manquer un peu de souffle. 

Les législatives partielles raniment le spectre de la fracture sociale

Dans la pratique, c’est bien le spectre de la « fracture sociale » et de la France périphérique qui commence à traverser le champ de vision des marcheurs. La politique de réformes, dont la pertinence se discute au cas par cas, est singulièrement peu expliquée aux Français. Emmanuel Macron semble plus préoccupé par son image extérieure que par la pédagogie intérieure, et les perspectives qu’il offre à la société française sont mal distinguées d’une mondialisation à tout crin.

Dans la pratique, certains territoires, du fait des métropolisations grandissantes, vivent de véritables décrochages. L’effet est particulièrement intense à Belfort, petite préfecture en déclin, loin des métropoles qui l’entourent. Le vote de dimanche peut y être interprété comme un rejet franc d’une mondialisation perçue comme à marche forcée.  

La cause de Wauquiez n’est pas perdue

Pour les Républicains, les victoires aux législatives partielles constituent un signal salvateur pour la cause de Laurent Wauquiez. Son élection à la présidence du parti s’est accompagnée d’un bad buzz savamment entretenu dans des medias peu acquis à sa cause. 

Le nouveau leader républicain a fait l’objet d’une véritable campagne de diabolisation sur son conservatisme excessif. L’image d’un responsable mal aimé du grand public et inaudible s’est répandue. 

La mathématique électorale pourrait rapidement inverser cette tendance. 

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