L’émergence de l’écoterrorisme

Temps de lecture : 2 minutes

Cet article a été lu 1244 fois

Cet article sur l’écoterrorisme est initialement paru sur le site de Paysan Breton.
Les groupes animalistes sont considérés par Éric Denécé comme des écoterroristes : Lors de l’assemblée générale de l’Ameb, il est revenu sur l’évolution de ces mouvements contestataires.
Éric Denécé, directeur du centre français de recherche sur le renseignement

Éric Denécé, directeur du centre français de recherche sur le renseignement

« Écoterrorisme, animalisme, zadisme, altermondialisme… Depuis une vingtaine d’années, des mouvements contestant la société de consommation et le libéralisme sont apparus. Ils agissent au nom de « l’éthique » et remettent en cause, parfois violemment, l’évolution des sociétés développées », lance Éric Denécé, directeur du centre français de recherche sur le renseignement lors de l’assemblée générale de l’Ameb (Association pour le maintien de l’élevage en Bretagne), le 29 septembre à Plérin.

Ces nouvelles idéologies contestataires montent en puissance. « Ces entités ont toutes pris naissance outre-Manche ou outre-Atlantique, ou en raison de leurs actions criminelles (sabotages, attentats, meurtres), elles figurent sur la liste noire des organisations terroristes au même titre que Daesh ou Al-Quaïda. Elles ont conduit le FBI et Scotland Yard à créer des unités spécialisées afin de lutter contre elles. »

Financés par des banques et des collectivités

Éric Denécé estime qu’en France ce sont des micro-groupes composés de quelques dizaines d’individus. Les membres sont des personnes avec beaucoup de temps libre qui sont soit en retraite ou au chômage. « Dans le cas d’associations anti-viande ou de défense des animaux on retrouve beaucoup d’urbains et de « Bobo parisiens ». Ils n’ont aucune proximité avec la campagne et ont une perception de l’élevage complètement déconnectée de la réalité. Ils s’en font une idée à travers ce que leur montrent les médias qui relaient des vidéos à charge tournées par les associations en entrant illégalement dans les élevages. »

Ils sont financés par certaines banques et touchent des subventions des collectivités locales. Leurs membres ont peu de besoins financiers par contre ils y consacrent la totalité de leur temps sans être payés. « De l’autre côté les filières, entreprises et organismes ciblés ont peu de temps à consacrer pour se défendre puisqu’ils ont autre chose à gérer. » Éric Denécé décrit 5 niveaux dans ces mouvements : la phase du prophète avec un penseur qui donne les idées. La phase des disciples avec un petit groupe qui jette les bases du mouvement. Puis vient la phase du prosélytisme ou les membres font de la propagande via Internet, les réseaux sociaux, des tracts… La 4e est l’activisme avec des manifestations, troubles à l’ordre public, enregistrement de vidéos illégalement dans les entreprises, élevages, abattoirs… Enfin le stade ultime est le terrorisme. « En France, on ne dépasse pas le niveau 4, il n’y a pas eu d’attentat ni de meurtre au nom d’une de ces causes. Par contre, rien ne garantit que des activistes de l’étranger ne les aident pas à préparer des actions violentes. »

print

1 commentaire sur L’émergence de l’écoterrorisme

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Lire les articles précédents :
Karine Le Marchand, cette grande prêtresse de la subversion

Article écrit pour Atlantico. J'ai découvert l'existence de Karine Le Marchand à l'occasion des polémiques qui sévissent autour de son...

Fermer