L’état de santé de la population inquiète les français

Un panorama de la DREES dresse les résultats des comptes de la santé en 2016. Il révèle que la population française est de plus en plus pessimiste quant à l'état de santé général.

 

En 2016, la France a consacré au total 11 % de son PIB aux dépenses liées à la santé. Un chiffre comparable à ses voisins comme l'Allemagne ou encore la Suède. Cependant, les ménages consacrent environ 250 euros par habitant à leur consommation de santé, ce qui est moins que la plupart de leurs voisins européens. Des dépenses faibles qui s'accompagnent d'une moins bonne image de la population  sur son état de santé.

Une mauvaise appréciation de l'état de santé de la population

De plus en plus de personnes estiment que l’état de santé de la population se dégrade. En 2016, cette idée réunit 44% d’adhésion, contre 36% que d’opinion contraire, alors que l’écart était inverse jusqu’en 2008. Cette appréciation générale varie aussi en fonction de la catégorie sociale. Par exemple, en 2016, plus de la moitié des personnes ayant un niveau de vie modeste estiment que l’état de santé global s’est dégradé, contre environ 4 personnes aisées sur 10.

La qualité des soins aux urgences renvoie une image négative

Si les français considèrent une dégradation dans l'état de santé de la population, c'est sans doute en partie du à la qualité des soins. Les urgences hospitalières, qui font face à une saturation sans précédent, ont une mauvaise image. En effet, 27% des sondés se disent insatisfaits de la qualité des soins aux urgences. C'est le double du taux d'insatisfaction dans les hôpitaux publics.

On peut expliquer ces ressentis par l'aggravation de la situation économique et sociale. Dans un contexte de crise depuis 2008, les plus modestes ont pu être confrontés à des difficultés plus importante pour l'accès aux soins. C'est ce qui a pu attiser la crainte d’une dégradation générale de l’état de santé de la population en France.

Ces dernières années, l’attachement au niveau des remboursements et des prestations s’est accru : la part des personnes favorables à une réduction des prestations maladies en échange d’une baisse de leurs impôts tend à diminuer depuis quatre ans. Elle concernait 1 personne sur 3 en 2012 et ne rassemble plus qu’1 personne sur 5 en 2016.

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