Mauvais climat social à la Ville de Paris: encore un exemple

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Le syndicat CGT Culture se plaint encore une fois du mauvais climat social à la Ville de Paris, sous l’égide d’Anne Hidalgo et de ses adjoints (pourtant peu avares en matière de leçons données aux autres sur les sujets sociaux).

Mauvais climat social instauré par Anne Hidalgo

On savait que la mairie de Paris n’aimait pas trop discuter avec les syndicats. Même dans les instances représentatives des personnels comme les Comités Techniques (CT) ou les Comités Hygiène et Sécurité (CHSCT). Sauf que cela tourne carrément au ridicule quand cela se passe au sein même de la Direction …de la Démocratie et du Citoyen (DDTC) ! Eh oui, ça ne s’invente pas comme nom de direction. Mais il est vrai que l’administration parisienne dirigée par Anne Hidalgo, a toujours aimé se pousser du col.

Néanmoins, le dialogue social à la DDTC est réduit à la portion congrue. Surtout quand il s’agit de la santé des agents. C’est pourtant une direction qui ne devrait pas manquer d’interlocuteurs pour en discuter puisque au moins deux adjointes d’Anne Hidalgo en ont la tutelle : Pauline Veron et Colombe Brossel. Des adjointes aux délégations là aussi on ne peut plus importantes puisque l’une est en charge de la démocratie locale et de la participation citoyenne quand l’autre s’occupe de lapolitique de la ville ou encore de l’intégration. Des boulots en principe à plein temps.

Faut croire que non. C’est en tout cas le constat fait par les élu-es des personnels de la DDTC.  «Mme Veron et Mme Brossel, qui se présentent toutes deux comme des spécialistes de la citoyenneté et de la participation des habitants quand elles s’adressent aux médias, sont visiblement moins promptes à être à l’écoute de leurs agents et aux alertes en terme de souffrance au travail que font les représentants du personnel ! » ont ainsi rapporté nos collègues dans un communiqué. C’est que nos deux édiles qui adorent faire des réorganisations de service incessantes telles des manageuses de chez France Télécom, ont refusé de mettre ces bouleversements, qui auront pourtant un impact, à l’ordre du jour du CHSCT. Et ce malgré la demande insistante des élus de cette instance. Quitte surtout à bafouer la loi qui leur en fait obligation. Désormais celui-ci ne sera pas convoqué avant la fin juin, au plus tôt.

Mais pourquoi donc refuser de parler de la santé au travail des personnels dont on a la tutelle quand on est une élue socialiste ? Et les syndicats de faire une découverte pour le moins incongrue. En effet, au lieu d’assurer leurs tâches auprès des agents, il semble que nos deux adjointes préfèrent ….battre la campagne en vue des prochaines élections législatives. Il est vrai qu’elles sont candidates dans les 1ère et 17ème circonscriptions de la Capitale pour se faire élire députées à dix mille euros par mois (tout compris). Ce qui explique qu’elles ne sont plus libres avant le 18 juin. Après non plus d’ailleurs.  Car soit elles seront en route vers le Palais Bourbon, soit on sera en pleine période estivale. En tout cas, il semble que pour Colombe Brossel et Pauline Veron, les problèmes de santé des agents peuvent bien attendre. « Et alors », comme dirait un ancien candidat interrogé sur le prix de ses costumes.

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