La moitié des salariés travaille dans une multinationale

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Savez-vous que les firmes multinationales ont employé près de 50% des salariés du secteur marchand non agricole en 2013 (source : Insee) ? 1/8 d’entre eux travaillent dans des entreprises dont les centres de décision sont situés hors de France et ¼ représentent des emplois sous contrôle français.

12% des emplois salariés sous contrôle étranger

Fin 2013, près de 7,8 millions des salariés du secteur privé travaillaient dans des firmes françaises :

emploi-salarie-par-gestion

Pour résumer le graphique, le nombre de Français à avoir travaillé pour un employeur étranger a diminué de 12% entre 2008 et 2013, principalement en 2009 (-11%). On observe ensuite une quasi-stabilité après cette année avec 1,85 million d’emplois marchands non agricoles en 2013, soit 12% de l’ensemble. Parmi 14,9 millions de salariés, 7,10 millions ont rejoint l’effectif des multinationales, qu’elles soient sous contrôle français ou étranger.

Autres chiffres clés : les centres de décision hors France se concentrent principalement dans l’Union européenne (61 %). Mais si l’on raisonne par pays, les États-Unis arrivent en tête avec 400 000 salariés devant l’Allemagne (312 000 salariés) et le Royaume-Uni (194 000 salariés).

L’industrie, secteur de prédilection des firmes étrangères

Les emplois dans les multinationales sont majoritairement industriels tandis qui les entreprises françaises se concentrent davantage dans le commerce et les services :

emploi-salarie-par-secteur

Les multinationales contrôlées par un siège à l’étranger pourvoient davantage d’emplois industriels en 2013 (36,6% soit 680 000 personnes) malgré un recul de 5,7% par rapport à 2008. Les multinationales avec un centre de décision siégé en France y consacrent 27,2% de leurs salariés (+0,6%) quand les entreprises entièrement françaises ne le font que pour 14,4% (-3,1%).

Face à ces données, voici ce qu’explique l’Insee concernant la surreprésentation industrielle des firmes étrangères : celles-ci souhaitent être plus proches des clients et « garder la maîtrise d’une technologie innovante ou d’un savoir-faire spécifique ».

Verdict : le gouvernement et les entreprises françaises semblent ne pas porter une aussi grande attention à l’industrie, qui représente pourtant un levier de croissance de l’économie. Il semble même qu’ils sont dans l’incapacité de le faire à cause d’une (trop) grande ouverture de l’économie française, pénalisant inévitablement la compétitivité du pays.

Par ailleurs, les multinationales qui concentrent la moitié des salariés peuvent facilement délocaliser des emplois que nos entreprises ne pourront même pas sauver. Est-ce par faute de compétences ? Plutôt à cause du peu de postes disponibles…

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