Niort : l’employé gratte les tickets avant les clients. Le préjudice est de 48 000€

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L’employé du bar-tabac Le P’tit Souché a subtilisé à son ex-employeur pour 48 000€ de tickets à gratter. Il se rendait alors dans un autre établissement pour empocher les gains, soit 8 000€. Si ses soucis financiers ont été reconnus, il est condamné à 4 mois de prison avec sursis et à rembourser la totalité de préjudice subit par son employeur. 

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Tu grattes, tu gagnes. Oui mais non. L’employé du P’tit Souché, un bar-tabac implanté à Niort, avait développé sa propre technique pour remporter près de 8 000€ de gains avec des tickets à gratter. Il volait des milliers de jeux avant leur vente pour encaisser les gains.

L’avocat du salarié requiert la clémence

Après avoir gratté les tickets, le salarié s’empressait de se rendre dans un autre bar-tabac pour réclamer les sommes dues, 100€ maximum par tickets. Le préjudice total pour son employeur serait de près de 50 000€. De son côté, le « gratteur » aurait « gagné » 8 000€. 

 

Appelé à comparaître, il expliquait alors être en proie à divers soucis financiers, tout en ayant un enfant handicapé qu’il élève seul. Son avocat, Me Scatollin, explique aussi que le salarié à d’ores et déjà remboursé 4 000€ à son employeur.  

Le propriétaire de l’établissement ne se rend compte du trou dans sa comptabilité que tardivement et la Française des Jeux qui, pour un investissement de 8.000 € seulement, récupère 50.000 €. Mon client n’est que la queue de comète de ce système. C’est pourquoi je vous demande, pour lui, la plus grande indulgence.

Me Scatollin, avocat du salarié

De son côté, Me Tilleau, avocat de la victime, estime qu’il est impossible de requérir la clémence. « On peut s’interroger sur les sommes finales que celui-ci a réellement détournées. » Une position rejoint par Nina Blanchon, procureur de la République, qui reconnaît les difficultés financières du salarié mais qui déclare aussi que ce dernier a fait « le très mauvais choix : celui d’abuser de la confiance de son employeur. »

L’ex-employé est finalement condamné à 4 mois de prison avec sursis, il devra rembourser 48 436,75€ à son ex-employeur et lui payer les frais de justice, soit 450€. 

Ne passez pas par la case départ, ne touchez pas 20 000 francs. 

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