Les ordonnances apporteront-elles vraiment 1% de PIB en plus en 2018?

L’action militante commence pour vanter les bienfaits macro-économiques attendus des ordonnances sur le marché du travail. La Banque de France vient de sortir une étude, dans son Bulletin Bimestriel, qui tente de chiffrer les effets de cette politique de convergence avec la moyenne européenne. 

Les ordonnances et la convergence européenne

Le Bulletin de la Banque de France a le mérite de rappeler des évidences, pourtant contestées par une presse complaisante: la réforme du marché du travail est d’abord dictée par le souci de « converger » vers les autres pays de l’Union. 

En l’espèce, il s’agit de mener des « réformes de structure » destinées à assurer une harmonisation des politiques budgétaires en Europe. Dans la théorie économique, cette convergence est la condition de réussite d’une zone monétaire (théorie dite de la zone monétaire optimale). 

1% de PIB en plus dès la première année

L’intérêt du document de la Banque est d’affirmer que les ordonnances permettraient d’assurer 1% de PIB en plus la première année de leur adoption. L’affirmation est risquée et on saura s’en souvenir. 

Cette position s’explique essentiellement par l’effet de convergence entre les économies du continent. 

Rendez-vous en septembre 2018 pour vérifier les effets de cette théorie. 

"Sur la base des trajectoires estimées dans Cette et al. (2016), une convergence des législations sur la concurrence et sur la protection de l’emploi vers la législation nationale considérée comme la plus flexible de la zone euro au début des années 2010 aurait induit un PIB plus élevé dans la zone euro de plus de 1 % en 2016 (près de 2 % à dix ans)."
Banque de France
Bulletin n°211, p. 41

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Hey, salut toi le lecteur de Décider et Entreprendre.


Ça fait maintenant deux ans que D&E existe et continue de se développer. Et le tout, sans jamais avoir reçu de subvention. Alors depuis maintenant un mois, D&E a décidé et entrepris d'intégrer quelques publicités sur sa homepage, mais aussi au cœur de ses articles. Car D&E rémunère ses équipes.


Derrière D&E se cachent des journalistes, des développeurs informatiques, des responsables communications, mais aussi des éditorialistes de passage. Tout ce petit monde travaille d'arrache-pied pour ramener de l'information fraîche, des points de vues tranchés, mais argumentés et autres gaudrioles à l'un des seuls médias en ligne complètement indépendant, à la ligne éditoriale libre, mais aussi en plein développement.


Alors, voilà, aujourd'hui, cher lecteur, on te demande un petit geste de pas grand-chose. Non, range ton portefeuille (bien que l'on accepte aussi les dons). Non, on te demande juste de désactiver ton bloqueur de pub (Ad-Block, AdThwart, Webmail Ad blocker, etc) le temps de ta navigation sur notre site ou de mettre une exception de blocage qui concerne D&E.


Le simple fait d'afficher les pubs sur notre site nous permet de rémunérer nos « incroyables » équipes. Promis, les publicités ne sont pas invasives ni agressives. On peut même les cacher si on veut (avec la petite croix dessus).


Ça nous ferait vraiment plaisir et ça permettrait qu'on s’achète notre table de ping-pong continue à écrire librement, à titiller les puissances en place, mais aussi à proposer d'autres pistes de réflexion sur des sujets habituellement traités par les médias subventionnés.


Un petit geste pour toi, mais un grand pas pour Décider & Entreprendre.


Merci à toi, ô lecteur de D&E. Et bonne lecture.

Lire les articles précédents :
Le nombre de mutuelles a baissé de 10% en un an

Le secteur des mutuelles, en France, au-delà des polémiques ponctuelles, connaît un mouvement de concentration systémique. Il reste en France...

Fermer