Ordonnances: Macron renonce à toucher au statut des salariés d’EDF

Pendant quelques jours, la rumeur a voulu que les ordonnances intègrent des mesures permettant de déroger au statut des salariés des industries électriques et gazières (IEG) par accord de branche ou d’entreprise. Manifestement, les syndicats ont obtenu que cette porte entrouverte soit vite refermée. 

Depuis le 22 juin 1946, un décret approuve le statut des personnels des industries électriques et gazières (IEG). C’est le privilège d’EDF: les salariés de l’entreprise ne sont pas soumis au droit du travail, mais à des dispositions spécifiques qui valent convention collective et qui ne peuvent être modifiées que par la loi. 

Les employeurs de la branche en demande d’évolution

Certains employeurs de la branche s’étaient imaginé que les ordonnances sur le renouvellement du marché du travail que le gouvernement prépare permettraient de modifier cet héritage qui fleure bien le Conseil National de la Résistance. Officiellement, il s’agissait de permettre d’améliorer le statut par des négociations locales. Dans la pratique, on mesure bien la charge symbolique de cette mesure si elle était adoptée. 

Les organisations syndicales n’ont pas tardé à monter au créneau et avaient prévu un premier mouvement le 22 juin. Face aux risques, les employeurs de la branche ont, selon l’AFP, renoncé à demander au gouvernement d’inclure le sujet dans les ordonnances. 

Ce faisant, tout le monde comprend que le gouvernement a modéré les ardeurs des employeurs sur un sujet sensible et manifestement non prioritaire. Manifestement, l’heure de la remise en cause du CNR et de son héritage n’est pas venue. 

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