Les pensées de Brigitte Macron III, par Charlotte Dareau

Nous publions aujourd’hui le troisième chapitre de nos pensées junoniennes, exercice pastiche traitant avec humour du rôle de la première dame.

Mes ptits choux,

Je peux bien vous le dire, la vie sur l’Olympe n’est pas drôle tous les jours. Je suis hyper-déçue : je viens d’apprendre ce matin que, finalement, je ne pourrais pas aller aux obsèques de Paul Bocuse à Lyon ce vendredi. Je m’en faisais une fête, le noir et blanc me vont si bien ; Yuang Meng m’a tout de suite reconnue dès ma première visite, grâce à mes couleurs fétiches. Et puis j’ai enfin le manteau Balmain noir qui manquait à ma panoplie. C’était la bonne occasion pour l’étrenner. J’aime bien les enterrements, je sens que je peux y donner toute ma mesure pour que les gens sentent que Manu et moi, nous les aimons très fort ; on se sent toute chose, submergée par l’émotion et tout et tout. J’ai bien vu que nous avions frappé très fort avec Johnny en décembre, et tout le monde, cette semaine, a dit que Bocuse et Johnny, c’était pareil dans l’esprit des Français. Il fallait absolument que j’y aille, les Français m’attendaient.

Eh bien non, m’ont dit Tristan et Pierre-Olivier, pas question de descendre à Lyon. Il paraît que je suis de service au palais pour recevoir le Jupiter argentin et sa moitié ; cela me fait peu suer, même si nous allons en tirer quelques photos sympas qui vont s’ajouter à la belle série commencée à l’automne : Manu et Brigitte avec les Grands de ce monde, trop cool. Vous voyez, je ne suis même plus maîtresse de mon emploi du temps. Heureusement qu’ils ne m’ont pas sucré mon heure de gym quotidienne, j’ai au moins cela pour moi et j’y tiens absolument car l’hygiène de vie, c’est vraiment le secret pour tenir le coup ; je n’arrête pas de le dire à Manu quand il veut s’enfiler un Cordon bleu en rab’. Il faut dire aussi que je ne peux pas trop faire de caprices, parce que, même si je ne suis pas rémunérée pour le job d’hôtesse, mon secrétariat coûte quand même 440 000 Euros aux Français. Il faut que je la joue fine.

Ça y est, vous avez vu, moi aussi j’ai ma bio en librairie ! Vous l’avez lue ? Oh elle est sympa, la petite Maëlle qui l’a écrite, elle ira loin. Que des choses gentilles sur moi : « solaire », « drôle », « effrontée » …. Déjà « l’affranchie », c’est top comme sous-titre. C’est tellement moi ! Et puis elle a retrouvé toutes mes amies d’enfance, mes élèves : j’étais toute émue. Grâce à elle, on sent bien à quel point j’étais destinée à devenir celle que je suis aujourd’hui. Elle a fait tout ça très bien. Ce qui me chiffonne, c’est qu’à aucun moment, elle ne parle de mon intelligence, seulement de celle d’Emmanuel. Personne ne se pose la question de comprendre comment j’ai séduit mon petit Manu : c’est vrai, j’étais un canon à 40 ans et il y avait plein d’autres garçons à la Providence qui avaient le béguin pour moi. Mais un cerveau comme celui de mon petit chéri, il lui fallait un cerveau au moins équivalent pour succomber. Elle a vraiment loupé ma vraie dimension, dommage.

Trogneugneux, je sors faire un tour pour m’aérer et jeter un dernier coup d’œil aux soldes…

Charlotte Dareau est contributrice sous pseudonyme.

1 commentaire sur Les pensées de Brigitte Macron III, par Charlotte Dareau

  1. oups nous lyonnais avons échappé aux cuisses de « junon » pour l’au revoir de Monsieur Paul nous les lyonnais savons respecter les lieux surtout notre cathédrale St Jean
    Ce fut un au revoir tout en retenu comme nous le aimons
    au revoir Monsieur PAUL

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