Plutôt mourir que de ne pas voter, le jour où Agnès Buzyn a risqué sa vie pour Emmanuel Macron

La ministre de la Santé s’est livrée dans un entretien pour l’hebdomadaire Challenges sur sa vie au gouvernement. Outre un rappel de ses positions sur les questions de santé publique, elle est aussi revenue sur un passage difficile de sa vie. 

D’habitude si discrète dans les médias, Agnès Buzyn doit quotidiennement se battre sur les questions des vaccins obligatoires, du budget de la Sécurité Sociale ou encore sur la gestion des EHPAD. Et si ses positions autoritaires sur certains sujets lui valent d’être clouée au pilori, elle n’en reste pas moins une femme normale, et dévouée au président de la République.

Une dévotion qui peut être mortelle 

7 mai 2017 – Paris – France. Les français s’attroupent autour des urnes (74,56%de participation, le pire score pour une élection présidentielle depuis 1969) pour faire leur choix entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Tous les français sauf une : Agnès Buzyn.

Celle qui est actuellement la ministre de la Santé, a passé la journée au service des réanimations de la Pitié-Salpêtrière, pas pour annoncer une quelconque coupe budgétaire, mais bien sur un brancard. Les médecins envisageaient même une ponction lombaire pour déceler une possible hémorragie cérébrale.

Mais c’est alors qu’elle est touchée par la grâce, appelée par Emmanuel Macron. Sur la table d’opérations, elle prend conscience de ne pas avoir glissé son bulletin dans l’urne. Elle signe de suite une décharge à ses médecins pour les dégager de toute responsabilité en cas de décès avant de filer à toute vitesse accomplir son devoir civique, au mépris le plus total de sa propre santé.

Un acte héroïque qui n’est pas resté vain puisqu’Emmanuel Macron remporta le second tour. 

Les députés presque aussi dévoués ?

Mais elle n’est pas la seule à faire preuve d’une dévotion extrême. Le 20 décembre dernier, le journal L’Opinion faisait état des situations personnelles des députés qui se dégradaient suite à leur nomination. On parlait de divorces en pagaille, de rythme de travail trop élevés et d’ultimatum familiaux.

Avec tous ces risques que fait porter la vie politique, qu’ils soient liés à la vie personnelle voire à la santé, on en viendrait presque à se demander ce qui peut vraiment motiver quelqu’un à faire preuve d’une telle abnégation.

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