Pour le Conseil de stabilité financière, les cryptomonnaies ne sont pas un risque majeur pour la stabilité financière mondiale

Le Conseil de Stabilité Financière (FSB), instance qui coordonne les régulateurs financiers au G20, a rendu un rapport plus qu’intéressant sur les cryptomonnaies. Ce rapport explique que même s’il faut garder un oeil sur l’évolution du marché des cryptomonnaies, elles ne représentent aucun risque pour la stabilité financière mondiale. 

Dans le cadre de la tenue prochaine du G20 le 21 et 22 juillet à Buenos Aires, les ministres des différents pays représentées ont demandé au Conseil de stabilité financière (Financial Stability Board, FSB) de réaliser un rapport sur les cryptomonnaies, les levées de fonds et leurs conséquences sur la stabilité financière mondiale.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’avis rendu semble plutôt favorable.

Pas d’alarmisme mais une surveillance active du marché

Comme le rapporte l’agence Reuters, le FSB « qui coordonne la réglementation financière pour les pays du G20, a indiqué que ce cadre se concentrait sur la façon dont les risques des marchés de cryptoactifs pourraient se propager à d’autres secteurs du système financier. »

La surveillance de la taille et de la croissance des marchés de cryptoactifs est essentielle pour comprendre l’ampleur éventuelle des effets de richesse, si les valorisations venaient à chuter.

Ainsi, le FSB explique que les « crypto-actifs ne posent pas de risques significatifs sur la stabilité financière mondiale à l’heure actuelle, mais a soutenu la surveillance active au vu de la rapidité des développements et des données parcellaires. »

Il souligne que les données de marchés sur les crypto-monnaies, prix, volumes d’échange et volatilité, peuvent faire l’objet de manipulations par le biais de pratiques pourtant prohibées comme le « wash trading » (achat et vente simultanés du même actif pour créer une activité de marché trompeuse), le « spoofing » (placement d’ordres révoqués juste avant leur exécution) ou le « pump and dump » (achats coordonnés pour faire gonfler artificiellement la valeur d’un alt coin et revendre avant la baisse).

Pour autant, les banques mondiales ne sont pas tirées d’affaire. On les sait particulièrement hostiles aux cryptomonnaies car ces dernières offres des possibilités qui sortent des canaux financiers traditionnels. Dans ce cadre, le FSB et ses différents comités vont étudiés les relations des institutions financières classiques avec les cryptomonnaies. 

Le recours à l’endettement et l’exposition des institutions aux marchés de cryptoactifs sont des indicateurs importants dans la transmission des risques des cryptoactifs au système financier dans son ensemble. 

La tenue prochaine du G20 ne devrait pas trancher définitivement sur la question des cryptomonnaies. Pour cela, il faudrait qu’il existe une définition claire et universelle de ce qu’est une cryptomonnaie. On sait juste qu’une certaine vigilance sera maintenue, de même qu’on constate que les cryptomonnaie s’intègrent de mieux en mieux au monde actuel.

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