Pourquoi le bug Visa légitime l’utilisation des cryptomonnaies ?

La société de paiement Visa a connu un week-end du 2 juin assez compliqué. Les usagers de ce système n’ont pu faire des achats avec leur carte bancaire ou même faire retrait aux guichets. Un événement qui vient renforcer la thèse de ceux qui veulent une utilisation massive des cryptomonnaies. 

L’incident n’a duré que quelques heures mais les conséquences pour l’entreprises pourraient être terribles. Partout en Europe, un bug a frappé la compagnies Visa, bloquant les systèmes de paiement. En France, l’incident a eu des retombées plus faibles. Néanmoins, plusieurs utilisateurs reconnaissent avoir eu des difficultés à effectuer leurs achats et paiements ce week-end.

Un bug à plusieurs centaines de millions

Dans son communiqué, la société américaine explique « qu’il n’y a aucune raison de croire que cela était associé à un accès non autorisé ou à un élément malveillant ». Le bug serait le « résultat d’une panne informatique« . 

Le problème technique sur les paiements par carte visa n’a pas touché la France. Cela tient au système de paiement bancaire sécurisé mis en place en 1984. Depuis cette date tous les paiements effectués en France via 90% des cartes bancaires passent par un intermédiaire, le groupement des cartes bancaires, représenté par le logo CB sur les cartes de paiement. Les paiements à l’étranger sur Internet, eux, ont pu être perturbés.

Ainsi, d’après les premiers éléments, seuls l’Allemagne et le Royaume-Uni auraient été impactés. Mais Visa dispose aussi de près de 40 millions d’utilisateurs en France. Et certains reconnaissent avoir eu des difficultés de règlement ce week-end.

Un bug en forme de plaidoyer pour l’utilisation des cryptomonnaies

Si les utilisateurs des cartes bancaires pleurent, les utilisateurs de cryptomonnaies rient. Car c’est bien cette technologie qui sort grande vainqueure de ce couac. Pour rappel, les cryptomonnaies sont issues de la mouvance cypher-punk. Cette dernière met en avant des alternatives aux systèmes traditionnels de paiement. 

Ainsi, les cryptomonnaies comme le Bitcoin, le Ripple ou encore le Litecoin peuvent se targuer de ne jamais avoir connu de coupures de réseau. De par leur système décentralisé, une panne localisée, comme ce qu’a connu Visa, est impossible.

De même, la plupart des cryptomonnaies n’ont pas à avoir peur de l’ingérence des Etats dans leur système. On se rappelle par exemple que les Etats-Unis avaient forcé, en 2015, l’Iran à se détacher du système bancaire SWIFT. Sachant que le Bitcoin n’est dirigé par personne et par aucune instance, une telle pression étatique est impossible. 

Au vue de la sécurité qu’apporte les cryptomonnaies par rapport aux systèmes traditionnels, on comprend vite pourquoi l’AMF et le FMI déclarent que les cryptomonnaies sont dangereuses. 

Le vent serait-il en train de tourner ?

3 commentaires sur Pourquoi le bug Visa légitime l’utilisation des cryptomonnaies ?

  1. Rappelons quand même quelques faits qui pourraient bien doucher l’enthousiasme d’Adrien : d’abord, la quantité d’opérations nécessaires sur une seule machine est énorme et prend le même temps que le fût du canon qui se refroidit, rien ne sert d’avoir des machines hyper-puissantes, car il faut arriver à un quorum de 51% des nœuds principaux (du moins pour bitcoin, si je ne m’abuse) et donc attendre les plus lentes, ensuite, du fait de l’obligation de ce quorum, celui qui possède 51% ou plus des nœuds principaux peut tout à fait manipuler la blockchain, ça n’est ni facile ni rapide et ça demande de monstrueuses capacités de calcul, mais c’est possible (rappel grossier: le principe est de signer le nouvel élément avec le précédent, liant tous les éléments l’un à l’autre ; on peut donc, en allant très vite, faire un trou et insérer un élément dans le bouzyn, mais il faudra recalculer tout ce qui suit jusqu’à la fin.)

    Par ailleurs et comme evoqué par un autre commentateur, là où le blockchain courant demande jusqu’à des secondes avant de valider, ce qui est très difficilement évolutif, les réseaux des CB sont ultra-rapides, puisque le boulot est fait pas les terminaux et ne passent dans les tuyaux que les infos nécessaires à l’enregistrement de la transaction, pas la transaction elle-même.

    Donc, comme bien des « nouvelles technologies » (parce que le principe date quand même pas mal), ça reste très limité à cause du temps de calcul – et si l’on simplifiait ce calcul afin d’aller plus vite, alors la fraude deviendrait triviale. Au vu de ce que toutes les banques font et des technocracrates ahuris (s’cusez le pléonasme) qui n’ont même pas été capables de voter les lois nécessaires à la séparation entre banques de dépôts et banques de placements, la question est de toute façon académique, car le prochain crack boursier a de bonnes chances de sonner le glas de pas mal de choses…

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