Recevoir un salaire en cryptomonnaie, une idée qui pourrait arriver en France !

Une étude Qapa-Paypite montre que plus d’un français sur deux serait prêt à recevoir au moins une partie de son salaire en crypto-monnaie. 

Seriez-vous prêt à recevoir une partie ou la totalité de votre salaire en cryptomonnaie ? C’est une question qui pourrait rapidement se poser vu l’essor que connaissent les cryptoactifs. 

L’annuaire d’offres d’emplois Qapa et la cryptomonnaie Paypite se sont associés pour soumettre 4,5 millions de personnes à un sondage pour apprécier leur taux de confiance dans les cryptos.

57% des français seraient prêts à demander au moins une partie de leur salaire en crypto

La première chose que l’étude remarque, c’est que les français et françaises interrogés ont presque tous au moins entendu parler des cryptomonnaies : 94% chez les femmes et 98% chez les hommes.*

Néanmoins, quand on aborde les applications possibles, les taux de personnes informées chutent drastiquement. Ainsi, 95% des femmes et 92% des hommes avouent ne pas savoir que certaines entreprises rémunèrent leurs salariés en crypto-monnaie. 

C’est le cas au Japon où la société GMO rémunère depuis février 2018, autour de 4 000 employés directement en Bitcoins. Une offre qui n’est pas imposée mais qui vient de la demande de ces salariés. En Australie, la société Bitedge rémunère 100% de ses employés en Bitcoins. 

Ainsi, le panel représentatif français semble s’être largement fait à l’essor des crypto-monnaies puisque seulement 45% des femmes et 34% des hommes ne sont pas prêts à recevoir ne serait-ce qu’une partie de leur salaire en crypto-monnaie. A l’inverse, on constate que 22% des femmes et 26% des hommes seraient d’avis que leur prime ou bonus leur soit versés en crypto.

Pour autant, la méfiance reste tout de même assez grande puisque seulement 2% des femmes et 3% des hommes seraient prêts à recevoir l’intégralité de leur salaire en crypto-monnaie. A l’inverse, 10% des femmes et 14% des hommes accepteraient le versement de 10% de leur salaire en crypto.

Des disparités femmes/hommes, jeunes/âgés et géographiques

Cette étude qui se veut plutôt représentative, avec tout de même 4,5 millions de personnes interrogées, fait apparaître plusieurs disparités dans les réponses.

La première est genrée. Ainsi, 37% des femmes pensent que les crypto-monnaies remplaceront les monnaies classiques. Un taux qui grimpe à 55% chez leurs homologues masculins. 

On constate aussi que les réponses fournies dépendent aussi beaucoup de l’âge des répondants. Ainsi, 99% des 18-30 ans ont entendu parler des cryptomonnaies contre 94% des plus de 60 ans. Les « jeunes » se montrent aussi beaucoup plus favorables au versement de leur salaire ou d’une prime en crypto que leurs collègues plus expérimentés. Et quand on leur demande s’ils pensent que les cryptos remplaceront les devises classiques, 58% répondent par l’affirmative. Un avis non partagé par les 31-45 ans (45%), les 46-60 ans (42%) et les plus de 60 ans (39%).

Enfin, de grandes disparités géographiques sont aussi à retrouver dans l’étude. L’Île-de-France (17% de représentativité), la Bretagne (15%) et la Normandie (12%) sont respectivement les trois régions les plus attirées par l’obtention d’un salaire en crypto-monnaie. Le Grand-Est (2%), la Bourgogne-Franche-Comté (2%) et le Centre-Val de Loire (1%) sont les lanternes rouges. 

La législation française pas encore prête

Pour les réfractaires aux monnaies virtuelles, pas de crainte à avoir, les entreprises françaises ne sont pas encore prêtes à payer leurs employés en Bitcoin, Ripple ou encore VGX

Le Code du travail indique aussi que le versement du salaire doit être fait en monnaie fiduciaire ou ayant un cours légal en France. Après plusieurs semaines d’immobilisme, la fiscalité française semble enfin prendre en compte l’avènement des cryptomonnaies. Mais en attendant une vraie évolution, la Cour de cassation ne considère pas la cryptomonnaie comme une monnaie au sens juridique du terme.

S’il n’est actuellement pas possible de payer ses salariés en cryptomonnaies, il est néanmoins possible de leur verser primes et bonus en crypto-monnaies. Et vous, sauterez-vous le pas ?

Les résultats de la première question du sondage est à prendre avec énormément de pincettes. La question « Avez-vous déjà entendu parler des monnaies numériques, crypto-monnaies ou crypto-devises comme Bitcoin ? » est posée de telle façon que les résultats pourraient être biaisés. Le simple fait d’évoquer le Bitcoin qui est la monnaie la plus connue, fait logiquement grimper les chiffres. 

De même, après en avoir entendu parler, combien de personnes sont capables de définir ce qu’est une crypto-monnaie ? De connaître ses usages ? Ses spécificités ?

Joint par téléphone, Gildas Piquet-Friboulet nous explique que « cette étude est une première approche des cryptos. Peu de personnes sont capables d’expliquer ce qu’est une crypto-monnaie car il faut des connaissances techniques, confesse-t-il. Néanmoins, nous feront paraître de nouvelles études plus techniques dans les semaines avenir.« 

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