Les régimes spéciaux de retraite coûtent 7 milliards € au contribuable

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Le Conseil d’Orientation des Retraites vient de publier une note tout à fait intéressante sur les régimes spéciaux de retraite, et sur la fiscalisation générale des retraites. On y lira avec fruit ce tableau qui en dit long sur le coût des régimes spéciaux pour les contribuables:

Ce tableau recense les contributions de l’Etat (c’est-à-dire des contribuables) à l’équilibre des régimes spéciaux de sécurité sociale. La contribution globale de l’Etat est d’environ 7 milliards annuels. On lira aussi ce commentaire de la Direction de la Sécurité Sociale:

La grande majorité des transferts de l’État au système de retraite est composée de subventions d’équilibre à certains régimes spéciaux, qui s’élèvent au total à plus de 7 Md€ en 2016.

Ces subventions constituent presque toutes les recettes des régimes fermés (ex-SEITA, Caisse de retraite des régies ferroviaires d’outre-mer), 80 % des ressources du régime des mines, dont le ratio cotisants/retraités est très défavorable. Pour la CPRPSNCF et à la CRPRATP, plus de la moitié des dépenses est assuré par la subvention de l’État.

Le texte est curieux, puisqu’on ne dira ni du régime de la SNCF ni de celui la RATP, ni de celui d’EDF, qu’ils sont des régimes fermés.

Traduction: lorsqu’un retraité de la SNCF touche 2.000€ de retraites, le contribuable en paie 1.200€. Lorsqu’un retraité de la RATP perçoit une retraite de 1.500€, le contribuable en paie 850…

On comprend pourquoi les ressortissants de ces régimes n’ont nulle envie de rejoindre le régime de la sécurité sociale dont ils font l’apologie… pour les autres.

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