Retraites : les nouveautés de 2018 par Emmanuelle SALLÉ

Les discussions autour de la retraite devraient reprendre au cours de l’année 2018.

Quels sont les changements prévus ? Vont-ils impacter votre départ ?

 

L’Age légal de départ en retraite va rester le même.

Fixé à 62 ans, il ne devrait pas changer d’ici 2022, le Président s’étant engagé à ne rien changer durant le temps de son mandat.

Il s’agit là de l’âge minimum pour liquider ses droits à retraite – sauf exceptions, dont les « longues carrières » qui continueront à être prises en compte pour un départ anticipé.

Cet âge minimum ne garantit pas le taux plein.

Il est nécessaire d’avoir une certaine durée d’assurance pour l’obtenir.

La dernière réforme des retraites de 2014 a prévu que la durée de cotisation passerait progressivement de 41,5 à 43 ans d’ici à 2035.

Bien que la borne légale reste inchangée, l’âge effectif pour toucher une pension complète va donc augmenter.

Dans les faits, pour le seul régime général (salariés du secteur privé), cet âge effectif était déjà en moyenne autour de 63 ans en 2015.

Autrement dit, alors que les générations 1953 ou 1954 pouvaient, cette année-là, faire valoir leurs droits quelques mois après leur 61ème anniversaire, on observe qu’elles ne l’ont pas fait et qu’elles ont décalé leur date de départ de… 2 ans environ.

En tout état de cause, depuis l’accord passé par les partenaires sociaux en octobre  2015, tous les salariés (génération 1957 et suivantes) vont être amenés à retarder leur départ d’un an – à compter du moment où ils ont l’âge légal et le taux plein – s’ils veulent échapper à un abattement de 10% sur leurs pensions ARRCO/AGIRC pendant les 3 premières années de retraite.

(voir notre article « demain, une retraite à la carte ? » nov 2016)

 

La mise en place d’un compte virtuel

La volonté du gouvernement est d’uniformiser les modalités de calcul des retraites.

Pour ce faire, il envisage la mise en place d’un « compte virtuel » sur lequel seraient enregistrées les cotisations retraite versées par les salariés.

Il s’agit d’un système dit « des comptes notionnels »,  comme celui qui est appliqué notamment en Italie et en Suède.

Le capital cotisé serait celui qui serait versé au salarié au moment de son départ en  retraite. Il serait transformé en pension de retraite grâce à un « coefficient de conversion ».

Ce coefficient prendrait en compte deux facteurs : l’âge de départ à la retraite et l’espérance de vie de chaque génération au moment du départ.

En divisant le capital virtuel accumulé par ce coefficient, on obtiendrait le montant de l’annuité.

Le gouvernement envisage toujours de prendre en compte la pénibilité pour le calcul de la retraite – mais sans donner plus de détails. 

 

Les avantages avancés :

Cette réforme permettrait une plus grande liberté dans la gestion des carrières puisque les changements de statuts seraient facilités.

Par ailleurs, les « accidents » de carrière ne seraient plus pénalisés car la durée de cotisation n’aurait plus d’importance.

Seul le montant du capital virtuel accumulé déciderait du montant de la pension de retraite.

Article rédigé par Emmanuelle SALLÉ, Responsable juridique et Coach retraite au Cabinet L.S.I., Bilans de retraite et optimisation de fin de carrière.

 

Pour plus d’informations, contact :

Mme Emmanuelle SALLÉ

es@liaison-sociale.fr

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