Mounir Mahjoubi annonce la hausse de la taxe à la revente des entreprises

Mounir Mahjoubi (à droite de Bruno Le Maire) a proposé de doubler la taxe sur la revente des entreprises.

Bruno Le Maire et Mounir Mahjoubi étaient en déplacement en Israël du 5 au 7 septembre pour vanter les progrès français dans le numérique, tout en s'inspirant des idées israéliennes pour développer la "French Tech". Au détour d'une conversation, Mounir Mahjoubi a annoncé une mesure forte sur la revente d'entreprises.  

Mais au détour d’une citation, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat à l’innovation a d'ores et déjà annoncé la mise en place « d’une fiscalité plus claire et unique lors de la revente d’une entreprise. La taxe s’élèvera à 30%. » Un coup dur pour l’investissement en France à l'heure où ce taux est à 15%. Mais cette mesure pourrait servir à financer la création d’entreprises. Mounir Mahjoubi ajoute que « ce nouveau taux sera stable pour plusieurs années. »

Taxer la revente d'entreprises pour doper leur création ?

Ces rencontres étaient aussi l’occasion de promouvoir la coopération économique entre la France et Israël. Un accord sur le renforcement du fonds d’investissement commun entre la France et Israël (environ 10 Milliards d’euros) a été signé.

"Israël est le prolongement du 19e arrondissement de Paris."
Mounir twitter
Mounir Mahjoubi
Secrétaire d'Etat à l'innovation

Cet accord va-t-il vraiment pouvoir doper le nombre de créations d’entreprises en France, surtout si les reventes d’entreprises sont deux fois plus taxées ? Par sûr. En 2016, ce sont 554 000 entreprises qui ont vu le jour en France, soit 6% de plus qu’en 2015. Cependant, on peut constater que l’apparition de micro-entreprises et de start-up est en recul de 0,3% ! Le taux le plus bas jamais atteint depuis 2009 ! (source INSEE)

La France, future "start-up nation" ?

Mounir Mahjoubi, accompagnés de plusieurs entrepreneurs, a tracé les grandes lignes de ce que devrait être le projet du gouvernement concernant la création d’entreprise et l’accompagnement de leurs créateurs. « La plus grande force d’Israël est la diversité de parcours, de culture de ses entrepreneurs. Chacun apporte une intelligence qui lui est propre pour créer sa start-up ». La France qui est aujourd’hui reconnue comme possédant de bonnes infrastructures pour la création d’entreprises, va multiplier les incubateurs tout en les ouvrant au plus grand nombre. En Israël, la formule a déjà séduit surtout lors de l’intégration massive de plus d’un million de juifs-russes avec un haut-niveau de compétences ».

Lors de son dernier jour, l’homme politique de 33 ans a découvert le parc technologique de Beersheva, une zone où des groupes aux profils diverses se côtoient. Mais surtout, l’endroit a su se montrer attrayant pour les multinationales qui y préservent leur activité. « Pour le premier million de dollars investi, l’Etat nous prête la moitié. Et il sera payé en retour uniquement en cas de succès”, précise Yoav Tzruya, expert en cybersécurité et en média-digitaux.

En 2016, la Banque Publique d’Investissement a financé 3600 start-up contre 1600 en 2013. De plus, la société de conseil en placement financiers Clipperton plaçait la France (2,3 milliards d'euros d'investissement ; +22%) comme le pays à la plus forte croissance en Europe, bien que toujours en retard face à l’Angleterre (3,6 milliards d'euros ; +9%). Une Silicon Valley à la française ou la French Tech se mettent doucement en place.

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