RSI: le patronat négocie le poids des chaînes

Comment rendre le RSI supportable au jour le jour? le patronat de l’artisanat, en l’espèce Patrick Liébus, président de la CAPEB (Artisanat du bâtiment), et Alain Griset, président de la baroque U2P, ont des idées sur le sujet selon un bon principe: ne revendiquons pas la liberté, rendons plutôt la servitude supportable. 

Dans la foulée de la confirmation apportée par Édouard Philippe d’un adossement du RSI au régime général, les syndicats patronaux administrateurs du RSI (en l’espèce l’ex-UPA rebaptisée U2P et la CAPEB, patronat du bâtiment) ont proposé de nouvelles idées pour rendre le RSI plus supportable. 

En l’espèce, le propos consiste à limiter les cotisations aux seuls bénéfices versés sous forme de revenus ou de dividendes. L’investissement serait donc exclu de l’assiette de calcul. Si cette proposition était suivie, le taux de 47% ne s’appliquerait donc plus qu’aux revenus effectivement perçus par l’entrepreneur. 

On peut s’étonner de cette stratégie qui consiste, une fois de plus, à valider l’essentiel: un régime monopolistique, peu performant avec un taux élevé de prélèvement. Avec des représentants aussi serviles vis-à-vis du pouvoir, les entrepreneurs n’ont plus besoin d’ennemis…

On rappellera ici que Patrick Liébus, président de la CAPEB, comme Alain Griset, président de l’U2P, ont tous deux bien mérité de la patrie, puisqu’ils ont été nommés membres du Conseil Économique, Social et Environnemental, haut lieu du conflit d’intérêts en France. 

En outre, Patrick Liébus a été fait chevalier de la Légion d’Honneur par Michel Sapin lui-même en 2014. On comprend mieux son manque d’allant lorsqu’il s’agit d’affronter le pouvoir. On ne sait jamais, un conflit pourrait lui coûter une médaille en chocolat. 

 

Régis Bourdot, Batiweb

Patrick Liebus, président de la CAPEB, a été fait Chevalier de la Légion d’Honneur par le Ministre des Finances et des Comptes publics, Michel Sapin, jeudi 30 octobre 2014. La cérémonie a permis de découvrir un homme de talent et de conviction, habituellement aussi discret sur ses propres mérites qu’il est disert sur la défense des intérêts des artisans.

2 commentaires sur RSI: le patronat négocie le poids des chaînes

  1. Nous rêvions d’être affranchi de l’esclavage, de redevenir des hommes libres d’entreprendre et de tirer profit dignement du fruit de son travail. En fait ce que nous avons gagné c’est de n’être entravé que par des menottes en alliage léger plus supportables que les vieux fers d’antan (RSI). Désolant et très instructif pour les prochaines échéances électorales. Faut-il passer par la casse totale des institutions pour gagner un monde meilleur?

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