Les soins intensifs du CH de Morlaix en sursis

Après une manifestation presque avortée samedi 2 décembre, le centre hospitalier des pays de Morlaix (CHPM) maintiendra finalement son unité de soins intensifs de cardiologie (USIC).

D’après la presse locale, la direction de l’hôpital avait déjà communiqué tardivement ce maintien dès le jeudi soir avant de rencontrer l’Intersyndicale lundi matin. Malgré tout, cette dernière appelle toujours à la vigilance.

 

La fermeture des soins intensifs annulée in-extremis

Jeudi 30 novembre en fin d’après-midi, la direction du CHPM a annoncé que l’offre de soins en cardiologie reste disponible sur le territoire morlaisien pendant tout le mois de décembre. Ce communiqué est tombé la veille de la fermeture déjà prévue depuis l’avis du 17 novembre qui avait provoqué des mobilisations de toutes parts.

Malgré ce revirement de situation, l’Intersyndicale réunissant la CFDT, le Sud et la CGT, a décidé de maintenir le rassemblement de samedi qui a d’ailleurs mobilisé environ 1 100 personnes. Les décideurs de l’hôpital l’ont ensuite invitée à une réunion lundi matin pour présenter les mesures prises afin de sortir de cette crise.

 

Un tableau de garde qui ne dissipe pas les doutes

A l’appui de son communiqué, la direction du CHPM a déjà dressé un tableau de garde « sécurisé » pour tout le mois de décembre. La directrice de l’hôpital, Ariane Bénard a notamment soutenu que ce tableau a obtenu approbation auprès de l’Agence régionale de santé (ARS). Les dispositions prises sont en tout cas le résultat du conseil de surveillance qui s’était déroulé vendredi, dont les membres se sont vus attribuer une mission de conciliation en début d’année après un autre conseil prévu le 22 décembre.

L’Intersyndicale a ainsi obtenu gain de cause, mais reste vigilante en attendant l’opération de conciliation dudit conseil de surveillance. Notons en effet que la fermeture avortée de l’USIC résultait d’un manque de médecins titulaires pour assurer les gardes.

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