Street-art et cryptomonnaie : un graffeur français rémunéré en Bitcoins grâce aux QR Code dans ses oeuvres

Afin de ne plus dépendre seulement des bourses et des dons institutionnels, PBoy, un street-artiste parisien a intégré des QR Code dans ses oeuvres. Ces derniers permettent aux passants de lui faire des dons en cryptomonnaie. 

Que pouvions-nous obtenir en combinant un art non-conventionnel avec une monnaie non-conventionnelle ? C’est ce qu’a tenté de découvrir Pascal Boyard alias PBOY, un street-artiste français qui a trouvé une nouvelle façon de profiter de la technologie blockchain, des cryptomonnaies et des QR Code. 

23 donateurs, 1 000$ en Bitcoins

Dans le monde de l’art, PBoy n’est plus un inconnu. « Titi parisien », il vide ses premières bombes dans la capitale, se passionnant rapidement pour les portrait taille XL. Ce qui lui ouvre, en 2009, les portes de sa première exposition. Et pas n’importe où : au Grand Palais de Paris. Il compte sept expositions à ce jour.

Malgré cette reconnaissance du milieu institutionnel, le street-art reste par essence un art de la rue. Et il lui était difficile de ne vivre qu’avec les bourses aux artistes et les quelques rares dons. Pascal Boyard a alors eu une idée en 2017 : intégrer dans ses peintures des QR Code qui permettent aux passants de lui faire des dons en cryptomonnaie. 

Les dons en Bitcoin et autres crypto-monnaies permettent à l’artiste de garder toute indépendance dans sa création et de s’affranchir des intermédiaires (galeries, institutions…). Le public peut ainsi apporter son soutien pour permettre de financer les prochaines œuvres.
Il suffit d’un smartphone avec un portefeuille Bitcoin pour envoyer des dons instantanés.

PBoy, street-artiste

L’artiste confessait ne rien connaître de la cryptomonnaie à ses débuts. Mais il a été séduit par le côté révolutionnaire et innovant de ces dernières. Et l’initiative fonctionne. Pour l’une de ses oeuvres, il expliquait sur le site Reddit avoir reçu 130$ en cryptomonnaie. Au total, il aurait reçu près de 1 000$.

Mais certains s’inquiètent néanmoins de voir, un jour, ces QR Code être « piratés ». En changeant le dessin, il serait théoriquement possible de rediriger les cryptomonnaies originellement adressées à PBoy, vers le portefeuille d’une autre personne. 

En attendant, PBoy continue d’oeuvrer dans la capitale et ailleurs. Et les cryptomonnaies continuent d’intégrer le milieu de l’art. On observe même l’entrée de cette monnaie non-conventionnelle dans des cadres institutionnels. Preuve que les Bitcoins, Ripple et autres Ethereum se démocratisent. Peut-être en même temps que le street-art…

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