Petites entreprises : premières pourvoyeuses d’apprentissage

4 septembre 2017 Redaction 0

L’apprentissage semble retrouver des couleurs en 2016 avec 1,9% de contrats conclus en plus par rapport à 2015. Dans le secteur privé, ce mode de recrutement est encore tiré par les très petites entreprises qui, à elles seules, proposent plus de la moitié des contrats d’apprentissage. Les petites entreprises proposent 54,6% de l’apprentissage du secteur privé Une nouvelle étude diffusée par la Dares nous indique que, dans le secteur privé, les entreprises de 4 salariés ou moins ont proposé 36,8% des contrats d’apprentissage. De leur côté, les entreprises de 5 à 9 salariés ont proposé 17,8% de ces contrats. A l’opposé, les entreprises de plus de 50 salariés qui devraient avoir plus de moyens et plus d’opportunités à proposer aux étudiants en apprentissage n’ont proposé que 27,1% des contrats de ce type pour l’ensemble du secteur privé. Un point reste à souligner : les entreprises de plus de 50 salariés s’inscrivent dans une tendance à la hausse depuis plusieurs années. Globalement, la part de contrats d’apprentissage glisse petit à petit des TPE vers les entreprises plus importantes. Mais ce glissement reste lent, faisant des petites et très petites entreprises des piliers incontournables de l’apprentissage en France.

Apprentissage, professionnalisation: l’opacité règne

1 janvier 2016 Eric Verhaeghe 1

François Hollande a annoncé un grand plan en faveur de l’apprentissage (consistant à trouver un maître d’apprentissage pour chaque apprenti, ce qui limite tout de même les ambitions…) Une fois encore, la question de l’alternance et, au sein de celle-ci, de l’apprentissage, semble être traitée de l’extérieur, avec des objectifs volumétriques qui accordent peu de place à la qualité des emplois ni aux problèmes concrets qui freinent le développement de l’alternance. Pourtant, quelques sujets mériteraient ici d’être évoqués de façon prioritaire par le gouvernement. La complexité de l’alternance en France Commençons par rappeler que l’alternance se divise, en France, entre professionnalisation et apprentissage. L’apprentissage s’adresse uniquement aux jeunes, alors que la professionnalisation permet d’ouvrir des formations à partir de 16 ans, mais sans véritable limite d’âge. La coexistence de ces deux dispositifs très proches est liée à leur mode de financement: l’apprentissage est financé par une taxe collectée par l’Etat alors que la professionnalisation est financée par une contribution collectée par les organismes paritaires collecteurs. Ce charabia peut paraître obscur si l’on ne comprend pas que le passage par les organismes paritaires permettait d’arroser, au passage, les organisations syndicales. Ce mécanisme a disparu depuis le 1er janvier 2015. Plus rien […]

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