Le gouvernement Espagnol taxe les banques pour financer les retraites ! Olé !

20 juillet 2018 ptilly 2

Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, lève une nouvelle taxe sur les banques pour laisser respirer la sécurité sociale du pays largement déficitaire et financer les retraites ! Olé ! Le chef du nouveau gouvernement socialiste espagnol Pedro Sanchez a annoncé mardi la création d’un nouvel impôt sur les banques spécifiquement destiné à financer les retraites, alors que la Sécurité sociale du pays est cruellement déficitaire. Fin 2017, la dette de la Sécurité sociale – essentiellement le paiement des retraites – atteignait près de 27,4 milliards d’euros. Pedro Sanchez est arrivé au pouvoir le 1er juin grâce notamment au soutien du parti de gauche radicale Podemos et une motion de censure contre son prédécesseur conservateur Mariano Rajoy. Nous mettrons en marche un impôt sur le secteur financier avec pour objectif de compléter les cotisations à la Sécurité sociale, et de contribuer à soutenir le système public de retraites et la dignité des pensions de nos anciens. Le problème des retraites est « le défi le plus important » pour l’Espagne, avec celui de l’emploi et de la Catalogne… A l’instar des autres pays occidentaux, nous devons faire face à un grave vieillissement démographique. En dix ans, il y a eu 25% […]

Pourquoi l’euro va rebaisser, par Steve Ohana

6 août 2017 Redaction 0

Depuis le début de l’année, on a vu l’euro s’apprécier fortement contre l’ensemble des devises : +13% face au dollar, +6% face à un panier pondéré en fonction échanges commerciaux (taux de change « effectif »). Les raisons avancées par la plupart des analystes pour justifier cette hausse sont les suivantes : amélioration des chiffres de croissance en zone euro depuis deux ans, déception quant à la croissance dans le reste du monde et en particulier aux Etats-Unis, avec pour conséquence une attitude plus prudente de la Fed sur les hausses de taux qu’elle avait prévues et au contraire un discours de la BCE laissant présager une révision à la baisse de sa politique d’achat d’actifs d’ici la fin de l’année baisse du risque politique en zone euro depuis la série de revers essuyées par les partis anti-establishment en Europe et plus encore depuis l’élection d’Emmanuel Macron en France, hausse des incertitudes politiques aux Etats-Unis (scandales entourant Trump et son équipe, difficulté à faire ratifier par le Congrès les réformes promises par Trump durant sa campagne etc.) hausse de la profitabilité des entreprises européennes et baisse de celle des entreprises américaines depuis deux ans, cette situation entraînant une réallocation des portefeuilles hors des marchés […]

Comment l’Allemagne a stérilisé ses concurrents avec l’euro

10 mars 2017 Redaction 0

L’INSEE sort une étude tout à fait passionnante sur l’industrie manufacturière en Europe depuis 1995. Elle montre comment l’euro a permis à l’Allemagne de stériliser ses concurrents industriels en Europe. L’industrie manufacturière en Europe de 1995 à 2015 Sa part dans l’économie recule, sauf en Allemagne Élisabeth Rignols, division Industrie et agriculture, Insee De 1995 à 2015, dans l’ensemble de l’Union européenne, la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière a augmenté de 61 % en valeur. Mais sa part dans l’ensemble de l’économie a reculé, de 19,6 % à 15,9 %. Elle a baissé au Royaume-Uni, en Italie, en France et en Espagne ; en revanche, elle est restée stable en Allemagne. En France, le repli est principalement dû à celui des prix relatifs manufacturiers, permis par des gains de productivité élevés et plus rapides dans l’industrie manufacturière que dans le reste de l’économie. Dans les quatre autres pays, l’impact de ces gains de productivité est moins marqué. Au Royaume-Uni et en Espagne, la baisse du poids de l’industrie est surtout due à celle des volumes, alors qu’en Italie, les effets « prix » et « volume » se conjuguent. Jouent aussi pour ces pays, comme pour la France, la concurrence étrangère et le développement des services. En Allemagne, […]

Les dangers d’un ministre des Finances de l’euro

12 avril 2016 Eric Verhaeghe 0

Le gouverneur de la Banque de France vient de plaider pour un ministre des Finances de l’euro. Quelques heures après le referendum néerlandais qui a infligé un nouveau camouflet à l’intégration communautaire, cette cécité et cette surdité ne manquent pas de poser question. Plus que jamais, le divorce est consommé entre une opinion publique qui demande une pause dans l’intégration unioniste et le gouvernement profond qui n’en a jamais assez. Pourquoi Villeroy de Galhau veut un ministres des finances de la zone euro Les raisons qui poussent le gouverneur de la Banque de France à vouloir un ministre des Finances de la zone euro sont bien connues, et contenues d’ailleurs dans les manuels d’économie politique qu’il ingérait à Polytechnique puis à l’ENA. Les politiques économiques sont en effet composées d’un « mixte » entre politique monétaire (c’est-à-dire gestion des taux bancaires et de la monnaie) et politique budgétaire. Dans la construction maastrichtienne imposée par la Prusse, la politique monétaire est intégrée au niveau communautaire, de façon d’ailleurs indépendante, par la Banque Centrale Européenne. En revanche, les politiques budgétaires demeurent décentralisées. Cette asymétrie politique pose un problème majeur au regard de l’optimisation de la zone monétaire unique, selon les théories économiques bien connues sur […]

L’euro et sa très impressionnante marche triomphale

16 mars 2016 Eric Verhaeghe 0

On s’amusera à suivre les dernières évolutions de la zone euro et de la politique monétaire qu’y mène sa banque centrale, sous la conduite de Mario Draghi. Les décisions prises jeudi à Francfort le confirment: tout va bien! et les promesses de lendemain meilleur, de prospérité continentale et d’avenir radieux se réalisent toutes les unes après les autres. La zone euro dans une mer d’huile Le moins que l’on puisse dire est que la zone euro est en pleine mer d’huile: plus rien ne s’y passe, ni croissance, ni inflation. L’économie du continent connaît une stagnation quasi-parfaite. C’est la Banque Centrale Européenne elle-même qui le dit: L’institution basée à Francfort ne prévoit plus désormais qu’une inflation de 0,1% cette année, alors qu’elle tablait en décembre sur une hausse de 1,0% des prix. (…) La révision à la baisse des prévisions de croissance est plus modeste, à 1,4% pour cette année contre 1,7% prévu en décembre. Le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro devrait ensuite croître de 1,7% en 2017 (1,9% prévu en décembre) et de 1,8% en 2018. Rappelons quand même que, depuis un an, la BCE injecte chaque mois au moins 60 milliards d’euros pour « relancer » l’inflation […]

L’Allemagne se prépare à l’explosion de l’Euro

3 février 2016 Jean-Marc Boyer 0

Errare humanum est, perseverare diabolicum*. La BCE a échoué à relancer la zone euro. Cela arrive et au moins elle aura tenté. Ce qui est irresponsable, c’est de poursuivre dans cette funeste voie. L’Allemagne se prépare en secret à l’explosion de la zone euro.   Pourquoi la politique monétariste échoue ? La politique monétaire ne fonctionne toujours pas : la reprise est molle malgré l’« alignement des astres », et l’inflation est à 0% au lieu des 2% visés. La faute en incombe à la « trappe à liquidité » : les liquidités émises par la BCE ne sont pas investies dans l’économie, faute de confiance. Les banques gardent ces liquidités pour assurer leurs ratios bâlois (Liquidity Coverage Ratio & Net Stable Funding Ratio). Les citoyens européens financent ainsi, par des taux anormalement bas, non pas l’économie mais les ratios bancaires imposés par les superviseurs. Une dévaluation peut fonctionner si l’euro est la seule monnaie à dévaluer. Or, de grands pays comme Japon ou la Chine ont la même politique. D’autres pays, comme la Russie, n’ont pas d’effort à fournir; le rouble s’effondre avec la récession. En attendant un éventuel Bretton Woods 2, le FMI de Christine Lagarde ne fait pas le travail de cohérence monétaire mondial. […]