Montée de fièvre chez les médecins français

19 octobre 2015 Mickaël Ciccotelli 0

Vendredi dernier, les médecins étaient appelés à élire leurs représentants au sein des unions régionales des professionnels de santé (URPS), qui parlent en leur nom auprès des agences régionales de santé (ARS). Les résultats, publiés samedi par le ministère de la Santé, traduisent l’hostilité des médecins à l’égard des réformes gouvernementales qui les concernent. Des apparences globalement maintenues En 2010, les élections aux URPS n’avaient déjà pas tout à fait séduit les quelque 120000 médecins français, puisque seuls 45 % d’entre eux s’étaient déplacés aux urnes. Cette année, malgré l’enjeu de la loi Santé, la participation est encore moins à la fête : elle ne franchit même pas le seuil des 40 %. Alors que les pouvoirs publics auraient plus que jamais besoin d’interlocuteurs fiables au sein du corps médical, la légitimité des représentants aux URPS décline encore, atteignant un niveau qui susciterait presque la condescendance des « conseillers départementaux » récemment élus par les Français. Mais qui, en France, se soucie encore de la participation aux élections ? Après tout, les grands équilibres sont maintenus : les sortants triomphent ! Tous collèges confondus, la confédération des syndicats médicaux français (CSMF) se maintient en tête, avec 25,4% des suffrages exprimés. Chez les […]