Les start-up, dindons de la farce El-Khomri

8 mars 2016 Eric Verhaeghe 0

Les start-up seront les premières victimes des modifications demandées dans le texte de la loi El-Khomri par les organisations syndicales. On retrouve bien là le combat en passe de devenir épique mené par les forces de la vieille France contre l’entrée de notre pays dans le vingt-et-unième siècle. Les start-up et les accords d’entreprise Majoritairement, les start-up sont des très petites entreprises et n’ont pas la taille critique pour mettre en place des institutions représentatives du personnel capables de négocier des accords d’entreprise. La loi El-Khomri réussissait donc l’exploit de ne pas les concerner ou presque: les dérogations à un code du travail ubuesques prévues par le texte gouvernemental passent par des accords d’entreprise… Deux ou trois mesures toutefois étaient susceptibles d’intéresser les start-up: la définition du licenciement économique, le plafonnement des indemnités prudhommales et la possibilité de passer unilatéralement au forfait-jour un cadre recruté aux 35 heures. Ces trois mesures devraient disparaître à la demande des syndicats « réformistes », selon un terme extrêmement malheureux. Les start-up et le licenciement économique Pour beaucoup de start-up, la réorganisation interne peut se révéler complexe à mener, surtout lorsque l’entreprise a besoin, pour assurer son développement sans épuiser sa trésorerie, de réorienter ses recrutements. […]