Vers un maintien de Laurent Berger à la tête de la CFDT

Dans une interview qu'il a accordée vendredi à Libération, Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT a, entre autres, annoncé qu'il entendait se présenter à sa propre succession à l'occasion du prochain congrès de son organisation, qui se tiendra à Rennes en juin prochain.  

Originaire de Loire-Atlantique, Laurent Berger est un ancien militant et responsable de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC). Il en a d'ailleurs été le secrétaire général entre 1992 et 1994, en parallèle de son engagement à la CFDT. A l'origine conseiller en insertion professionnelle à Saint-Nazaire, Laurent Berger est rapidement amené à devenir permanent syndical à l'union locale CFDT. En 2003, il devient secrétaire général de l'UR CFDT des Pays-de-la-Loire. Il est dès lors inversti de la responsabilité nationale de membre du bureau national de la CFDT. 

Sa progression au sein de l'organigramme confédéral est rapide : membre de la commission exécutive confédérale, en 2009, secrétaire général adjoint de l'organisation en mars 2012 et, enfin, secrétaire général de la CFDT à partir de novembre 2012. 

Pour Laurent Berger, son nouveau mandat à la tête de la CFDT sera l'occasion d'améliorer l'ancrage de son organisation dans les entreprises. Jugeant que "le syndicalisme est mortel", au même titre que "les partis politiques traditionnels", Laurent Berger entend en effet promouvoir son renouveau en agissant au plus près des salariés.  

«Je suis persuadé que le syndicalisme est mortel. Ce qui s'est passé pour les partis politiques traditionnels peut arriver aux syndicats»

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT

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